Mon frère n'est pas une asperge

(Par Lyne Vanier)

Mon frère n'est pas une asperge

Voici l'histoire très touchante de Ludovic, un jeune garçon atteint du syndrome d'Asperger.

Dans le cadre d'un travail d'éthique et de français, Michaël doit écrire un texte d'au moins huit mille mots. Ça ne doit pas être un documentaire, ni un récit, ni un conte, juste une histoire vraie. Comme sujet, il choisit son frère Ludovic. Son frère est d'accord pour être l'inspiration du texte, mais il veut apporter ses commentaires. Le livre devient donc un récit à deux voix qui aborde des thèmes comme la différence, l'intimidation et l'amour fraternel. Voici le résumé éditeur:

J'imagine que je devrais commencer par me présenter. Ça nous fera un début. Commencer par le début, c'est bien. Alors voilà, je m'appelle Ludovic. J'aime les nombres premiers, la suite de Fibonacci, le vert, l'orange, le blanc et tout ce qui est bien rangé. J'ai peur des gens gentils. J'ai aussi peur des méchants. Et j'ai peur de confondre les deux. Beaucoup pensent que je suis borné. Que je devrais aller vers les autres au lieu de m'enfoncer dans mon armure. Sauf qu'aller vers les autres, je ne peux pas. Et sortir de mon armure, je ne sais pas ce que ça veut dire. D'ailleurs, je déteste toutes les expressions de ce genre. J'ai également horreur de la poésie et de la fiction. Il y a tellement de choses vraies à apprendre, pourquoi perdre du temps à lire des mensonges ? Justement, ce livre que j'écris avec mon frère n'est pas un roman. C'est une histoire vraie. La mienne. Celle de ma vie avec ses bons moments, ses mauvais jours et le syndrome d'Asperger.

Je trouve que ce livre est vraiment imprégné de ses personnages, particulièrement de Ludovic. Par exemple dès le début on commence par le chapitre deux parce que Ludovic aime les nombres premiers. Il n'y aura que des nombres premiers. Il n'y aura donc pas de chapitre un, quatre, six, huit, neuf, dix ou douze. C'est la logique de Ludovic.

J'ai aussi beaucoup aimé l'idée du récit à deux voix et en particulier le point de vue de Ludovic. L'auteure a très bien su se mettre à la place d'un enfant Asperger et toutes les actions sont reliées aux passions, aux qualités, aux peurs et aux goûts de Ludovic. Tout est ordonné dans l'univers du jeune enfant. Rien n'est laissé au hasard. Ludovic n'aime pas le chocolat parce qu'il est brun et qu'il n'aime pas cette couleur. Il lui est très difficile de comprendre les émotions des autres. Pour lui, le monde est comme un casse-tête de mille pièces qu'on essaierait d'assembler alors qu'il manque des morceaux.

Ensuite, la façon dont Michaël protège son frère est vraiment émouvante. Il se sent responsable de Ludovic et le défend quelles que soient les circonstances. Il brise le stéréotype de l'adolescent égocentrique et trop occupé à chiller avec ses amis pour s'occuper de son petit frère collant, et c'est vraiment beau à voir.

J'aimerais conclure cet article en vous affirmant que j'ai vraiment adoré ce livre et que je vous le recommande chaudement. D'après moi, il peut rejoindre tout le monde, jeunes et moins jeunes. C'est une petite lecture marquante qui célèbre la différence et envoie un beau message d'espoir.

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first ! hahaha!
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